EN DIRECT, blocage des lycées : entre 266 000 et 450 000 manifestants, 488 interpellations, suspension des cours… Ce qu’il faut retenir de « l’acte 3 » de la mobilisation lycéenne
Sébastien Lecornu a annoncé la suspension des cours dans les lycées, sur une demi-journée, entre mercredi et vendredi, afin de permettre aux chefs d’établissement d’organiser un « temps de démocratie interne » avec les élèves. Elle est bonne celle-là non ??
Dans un pays où les enseignants rasent les murs pour ne pas se faire raser la tête de trop près, où les plus petits jouent à cache cache pour ne pas se faire esquinter par les petites frappes boutonneuses et puantes, où l'on commence à fabriquer plus d'analphabètes que d'adultes responsables, ne voilà-t-il pas qu"on organise un "moment de démocratie interne". Sachant que plus où moins une part des Français ne sait plus comment le mot démocratie s'écrit, au propre, et au figuré.
Quoi en déduire ? Ayant eu les Ressources Humaines en préoccupation principale durant une bonne partie de mon existence, je peux vous dire que lorsqu'on organise des négociations, c'est pour jouer la montre, et voire ce qui se passe tandis que la pomme pourrit, puis tombe de l'arbre. En clair on occupe les gueux. Accessoirement, on négocie un truc, un bidule, un schtroumph.
Mais laisser aux chefs d'établissement le soin de parlementer, drapeau blanc dans une main, et peur au ventre, c'est un peu l'hopital qui explique aux pestiférés qu'ils aillent se faire soigner ailleurs. D'ailleurs, qui sait si ça ne pourrait pas nous arriver.
En tout état de cause, ne nous en mêlons pas. Ca va saigner. Et il n'y a rien de plus ingérable qu'un Adolescent furibond qui pense qu'il n'y a plus rien à faire (et qui a trop regardé les séries le transformant en héros de la lutte contre les démons, où les marvel du Dimanche sur Disney). D'autant plus qu'il n'y a pas que les Ados qui regardent la téloche, il y a tous ceux et celles qui ne trouvent plus, dans leur quotidien, de raison personnelle valable, pour continuer de la sorte, à bosser, puis payer, puis encore bosser, en échange d'une retraite que l'on rogne à tous les coins de budget.
Mouvement polymorphe donc, il risque de soulever des pans de foule, de ci de là, parfois remontés par un candidat récupérateur de déchets agréés, ou par un maire d'humeur joyeuse, qui danse au coin du feu, tel Lucifer préparant son barbecue. Je me demande même si quelques gentils organisateurs, non pas du club med, mais du peuple en folie, n'y auraient pas mis du leur, voire du leurre.
Un bon moyen d'apprendre à vivre en paix dans notre coin, la Prière en Vertu, pour eux, pour nous, et pour tout le reste. Et surtout on s'organise, pour que la vie continue, avec ceux qu'on aime.
Derrière les blocages lycéens, qui organise le chaos ?