"Laisse-moi mourir": une journaliste du Washington Post rouée de coups pendant une attaque de colons israéliens en Cisjordanie (encore)
Il n'y a plus rien à piller ou casser à Gaza, et plus personne pour se poser la triste question. Mais encore quelques journaleux
C'est peut-être là toute la différence entre une implosion du système, qui garde sa vitrine Vuitton, maxi malle incluse, et un éradication pure et dure, qui ne laisse rien d'autre au sol, que des vestiges guère plus lisibles que ceux de Pompei après l'explosion du Vesuve. Nous ne mesurons pas, nos lycéens ou étudiants encore moins que nous, que le sujet de la cantine à revoir, est un sous-problème réservé à des ados globalement trop (ou mal) nourris.
Nous devrions resserer les rangs, re bâtir notre économie, nous entraider et retrousser les manches. Non, au lieu de ça nous gémissons comme cette journaliste Américaine qui va filmer les dégâts Israéliens et en profite pour pleurnicher parce qu'on ne respecte pas sa carte de presse. Certes certes, elle est bien à plaindre, mais elle a oublié qu'il y a toujours un risque à filmer un volcan en éruption, et que ça sent le souffre et le sulfure d'hydrogène, dans les parages des abuseurs. Un peu comme la croisière pour Gaza qui se plaint de mauvais traitements. Mais vous croyez quoi mes p'tits loups ? Que l'on va mettre un pied dans la lave et enlever les traces d'un coup de brosse ?
Nous devrions en prendre de la graine (de journaliste), et avant que chez nous aussi, il n'y ait plus rien à casser, rentrer, réfléchir, et travailler, plutôt que brailler sur les champs phlégréens de notre climat social. Les révoltes n'ont que rarement fait avancer le système, aboutissant, la plupart du temps, à l'émergence d'un sous-système qui en profite pour faire de nouveaux choux gras. Nous devrions apprécier notre chance, celle d'un beau pays qui a encore, pour le moment, encore (presque) tout son potentiel. Ah oui, j'allais oublier : cépélafaute des gentils manifestants, mais des casseurs black blocs qui sont éventuellement des flics déguisés payés par Moscou. Mais que croyez vous qu'il se soit passé lors de la Révolution Française ? Poutine, Macron et les autres nétaient même pas dans les c****s de leurs pères, que leurs pairs étaient déjà bien informés de l'utilité de manipuler une guillotine pour qu'elle coupe d'abord la tête du voisin. Finalement tout le monde s'est fait couper la tête et c'est un peu ce qui risque de nous arriver.
Ne rien dire c'est consentir ? Mais oui mais non. Il existe tant de manières de protester sans hurler avec les loups, tandis que là-bas; la question ne se pose plus pour un bon moment.
La vraie violence est à venir.